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Les meubles contiennent des perturbateurs endocriniens

Fertilité en danger : ces perturbateurs endocriniens qui jouent à cache-cache

Article écrit par Loriane Roder.

Alors que l’on sait aujourd’hui que les perturbateurs endocriniens (PE) – ces molécules de synthèse aux effets controversés sur la fertilité et plus généralement la santé – ont envahi nos produits cosmétiques, nos fruits et légumes, nos produits de nettoyage et même nos protections hygiéniques, il s’avère qu’ils se cacheraient encore là où on ne les attend pas…

Nous avons choisi de vous parler de trois objets que nous connaissons toutes et tous pour leurs usages hebdomadaires, voire quotidien, qui contiennent (aussi) des perturbateurs endocriniens. On les trouve dans la cuisine, dans les commerces et dans la maison en général. Les avez-vous devinés ?

Il s’agit des :

  •  sachets de thé
  •  reçus
  •  meubles

Et oui, les perturbateurs endocriniens ont envahi des objets dont on aurait difficilement soupçonné qu’ils seraient contaminés. Et pourtant, des études récentes montrent que les sachets de thé rejettent des milliards de plastique dans votre tasse, que les reçus de la grande majorité des commerces contiennent du BPA, un perturbateur endocrinien reconnu pour ses effets particulièrement inquiétants pour la fertilité. Enfin, la plupart des meubles qui agencent nos intérieurs sont imprégnés de substances toxiques, contenant des perturbateurs endocriniens.

Vous reprendrez bien une tasse de thé plastique ? 

Les sachets de thé contiennent des perturbateurs endocriniens

Leïla Rolli, du site internet Envertetcontretout a partagé un article édifiant sur les sachets de thé et leur armée de plastique. L’article explique en détail l’étude publiée le 25 septembre dernier, par des chercheurs canadiens de l’Université de McGill (Montréal) qui montre qu’un sachet de thé classique contamine l’eau versée. Cette contamination se chiffre entre 13 et 16 microgrammes de plastique par tasse. Cela vous semble peu ? Et bien sachez que selon les auteurs de l’étude, on retrouve 5 microgrammes de plastique dans un gramme de sel, c’est 5 fois moins que dans un sachets de thé.

 

Mais pourquoi retrouve-t-on du plastique dans nos tasses de thé ? Deux facteurs expliquent ce résultat. Premièrement, les sachets de thé testés sont composés de Nylon, ou de PET (polytéréphtalate d’éthylène), des matériaux alimentaires et résistants certes, mais qui se détériorent sous certains conditions.
Ce qui explique le deuxième facteur, la température.
En effet, la température de l’eau versée contribue grandement à la contamination de la tasse de thé. Versée à 95°C, l’eau permet aux molécules de plastique contenues par les sachets de se libérer et c’est ainsi que le thé devient un bouillon de plastique. Lors de l’étude, les chercheurs ont laissé infusé les sachets durant 5 minutes environ afin de respecter les conditions d’usage.
Toutefois, à une température de 22°C, les sachets de thé libèrent environ 300 fois moins de particules. Cela signifie que le plastique ne se détériore pas si facilement, il faut des conditions spécifiques. Or, pour se préparer un thé chaud, cela semble compliqué de verser de l’eau à 22°C…

De plus, comme le rappelle cet article du Monde, les microparticules de plastique, de par leur minuscule taille, seraient capables de traverser les parois digestives. Et ainsi de venir perturber le système endocrinien comme c’est le cas de toutes les autres particules que l’on retrouve dans nos objets quotidiens. Les risques pour la santé pourraient être moindres si on avalait du plastique seulement dans notre thé. Or comme l’explique très bien Leïla Rolli, on ingurgite du plastique à tout va sans nous en rendre compte. En outre, certains composants du plastique sont reconnus comme étant des perturbateurs endocriniens, comme les Bisphénols ou les phtalates.

Alors que faire ? Malheureusement, se tourner vers des alternatives bios n’est pas toujours la solution car les marques bios utilisent, pour certaines, des sachets en Nylon ou en PET.
Selon les chercheurs de l’étude, mieux vaut se tourner vers le thé en vrac et le laisser infuser dans une boule à thé, qu’on choisit en inox afin de garantir la durabilité de l’objet et surtout, que rien ne soit transféré dans notre tasse de thé.

Si (comme moi), vous avez trouvé LE thé dont vous ne pouvez vous passer et qu’il est en sachet, pas de panique! Pensez simplement à ouvrir le sachet puis à transvaser son contenu dans une boule à thé afin de le laisser infuser sans risquer de boire un bouillon de plastique! Pas très écologique mais meilleur pour votre santé;-)! Et pourquoi pas aller découvrir de nouvelles saveurs en vrac afin de privilégier écologie et santé/fertilité!

N’oubliez pas votre ticket de caisse toxique!

Les tickets de caisse contiennent des perturbateurs endocriniens

Les reçus que nous recevons sans cesse, au restaurant, au supermarché, dans les commerces, etc. sont très souvent imprégnés de BPA (Bisphénol A), bien connu des scientifiques puisque c’est l’un des premiers à avoir été légiféré et dont nous avions déjà parlé dans cet article : Toxines et perturbateurs endocrinien : dangers pour la fertilité sur le site internet de maFIV. En effet, le BPA est particulièrement inquiétant si l’on souhaite préserver sa fertilité.
Néanmoins, il s’avère que l’on trouve de plus en plus de produits estampillés “sans BPA” sur les objets pour enfants en bas âge (biberons, vaisselle pour enfants, etc.) mais également sur les boîtes alimentaires par exemple.

 

Le BPA est un composant plastique extrêmement controversé et les consommateurs et consommatrices n’en veulent plus. Et cela les industriels l’ont bien compris, ils ont donc trouvé des composants qui remplacent le fameux BPA par… d’autres bisphénols! Car il est difficile de se passer de ce composant, somme toutes, très intéressant pour les grandes industries. De par ses qualités résistantes, le BPA est fortement apprécié lors du processus de fabrication de nombreux objets. Il a donc fallu trouver des alternatives afin de “rassurer” les consommateurs et consommatrices.

Et les reçus n’y ont pas échappé. Certaines enseignes proposent désormais des reçus garantis “sans BPA”, mais il est fort probable que le BPS (Bisphénol S) ou le BPF (Bisphénol F) aient remplacé le BPA. Or les effets toxiques du BPS et BPF sont également controversés, comme le montre cette étude publiée en juillet 2019 . Nous prendrait-on pour des idiot·e·s ? Chez maFIV, nous avons décidé de ne pas nous laisser faire, c’est pourquoi nous allons prochainement vous proposer un panel de solutions durables, économiques et surtout saines et fertility friendly ! Vous pouvez d’ores et déjà trouver un plan d’action ici : https://art-fertilite.com/produit/mini-guide-perturbateurs-endocriniens-2/.

Alors que faire ? La plupart des grandes enseignes proposent des reçus faits de BPA, BPS ou BPF. Si vous pouvez éviter ces enseignes en allant au marché par exemple pour les denrées alimentaires, vous éviterez tout simplement le contact avec cette matière.
Comme il n’est pas toujours possible s’approvisionner dans des marchés, vous pouvez refuser de prendre les reçus mais vous risquez des ennuis si vous vous faites contrôler. Le mieux étant de se laver soigneusement les mains après avoir manipulé des reçus (avec un savon bio, de préférence), même s’ils sont garantis “sans BPA”.

Home sweet home perturbateurs endocriniens”

Les meubles sont eux aussi, fabriqués avec des composants toxiques. On notera en particulier les meubles qui contiennent de la mousse, comme les canapés ou fauteuils. En effet, ces mousses sont très souvent imprégnées de brome ou de chlore, des molécules qui sont considérées comme des perturbateurs endocriniens. Or elles sont utilisées car elles servent de retardateur de flamme.
Ces molécules sont tellement controversées qu’elles ont été interdites en moins de 3 mois aux Etats Unis dans les années 1970 lorsque Arlene Blum, une chercheuse persévérante a montré dans une recherche les effets dramatiques qu’elles pouvaient avoir, notamment en augmentant drastiquement les risques de cancer. Or une vingtaine d’années plus tard, ces composants ont été ré-introduits sous la forme de dérivés. Une étude a montré qu’ils peuvent aussi avoir des effets toxiques sur la fécondité.

Les meubles contiennent des perturbateurs endocriniens

Les meubles peuvent également contenir des peintures à base de phatales et de BPA. Et ils sont parfois traités avec des produits qui permettent de maintenir l’état du meuble. Or ces traitements sont, sans surprise, composés de molécules polémiques. A tel point que vous pouvez désormais trouver des meubles de fabrication bio qui garantissent de ne pas utiliser des solvants ou du formaldéhyde. La marque française Camif propose des meubles issus de matériaux éco-responsables, s’engage à réduire considérablement les émissions de composés volatiles toxiques et utilise des peintures à l’eau. La peinture à l’eau est moins toxique que la peinture conventionnelle car elle contient moins de solvant.

Enfin un conseil qui ne date pas d’hier afin d’assainir son intérieur : aérer au moins 10 minutes par jour fenêtres grandes ouvertes est grandement recommandé. Surtout lorsque nous vivons des temps où les fabricants semblent sans scrupules et auraient tendance à cacher des molécules potentiellement toxiques partout et surtout là où on ne les attend pas.

Si vous souhaitez démasquer les produits ou objets du quotidien qui contiennent des perturbateurs endocriniens et qui nuisent à votre fertilité, nous vous invitons à vous inscrire à notre newsletter. maFIV prépare actuellement un guide sur les perturbateurs endocriniens et leurs effets délétères sur la fertilité, mais aussi plus largement sur la santé. Par ici l’inscription : https://art-fertilite.com/newsletter !